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A BOUILLONS KUB

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«  SALIR LE WHITE »

Claude Audouard Installation interactive Dans une lumière blanche, un espace vide, le visiteur est invité à utiliser les craies blanches mises à disposition pour commettre un sacrilège : salir le white. Au premier abord, la galerie semble entièrement blanche, l’espace rayonne dans sa pureté virginale consacrée, le « white cube ».

Mais l’installation bascule dans une autre dimension lorsque les éclairages ultraviolets s’illuminent, leur intensité submerge le spectateur et l’emporte dans la luminosité des limbes, de sa séduction, malgré l’entame des salissures. La monochromie (blanc sur blanc), ne permet pas aux visiteurs d’agir de manière raisonnée et rigoureuse.

 

Les repères chromatiques et spatiaux manquent. La matière crayeuse n’étant pas sensible à la lumière noire, elle apparaît seulement sous le spectre des UV. S’illumine alors un résultat anarchique, la présence des visiteurs-acteurs se superposant aux graphismes grisâtres, « faisant taches », anéantit la pureté du « white cube ».

 

« Salir le white » fait se télescoper deux personnalités irlandaises des années 1970 et leurs convictions.

 

D’un côté, Brian O’Doherty, artiste et critique d’art. Il a conceptualisé le principe de « white cube », à savoir que la blancheur et l’espace « cubique » constituent un standard universel pour exposer les oeuvres d’art. Un blanc synonyme de neutralité, de pureté, mais qui peut symboliser aussi l’aseptisation.

 

De l’autre, Bobby Sands, militant politique pour la fin de l’occupation britannique en Irlande. Lors d’une grève de la faim menée en prison, il s’est servi des murs de sa cellule pour exprimer ses revendications, en souillant chaque jour les parois de sa geôle avec des excréments… jusqu’a sa mort. Ce travail, qui s’inscrit dans la droite ligne de l’art conceptuel, appelle à s’interroger sur la représentation de l’espace et de ses normes. Un espace institutionnel, « la galerie », pour l’un ; un espace carcéral, «  la cellule » pour l’autre. Ces espaces, bien qu’ils semblent très nettement différents, partagent des valeurs : la notion du pureté et de purification, l’isolement entre intérieur et extérieur, la maîtrise et le contrôle de l’espace ainsi que de l’individu.

 

 

Claude Audouard a participé à la publication de « January 5-31 2009 » ( commissaire : JC Agboton Jumeaux ).

 

En 1976, il a monté l’exposition «  y’a bon l'plutonion », dans une galerie entièrement saturée de fûts et de personnages qui irradiaient  dans la lumière noire. Expérience réitérée dans un fort Vauban quelques années plus tard, dans une installation à la lumière noire qui révélait par intermittence divers graffitis gravés sur les murs.

 

En 1998, Claude Audouard a présenté une exposition dans la galerie des Beaux arts de Cherbourg , « Je n’ai rien à dire ». Des bas reliefs narrant des faits de l’actualité étaient éclairés en continu par des téléviseurs qui émettaient d'autres faits de l’actualité.

 

Vernissage de "salir le white" Quel que soit le temps le vernissage se fera en plein air autour d’un braséro; l’idée est de se libérer de la contrainte du lieu, de sortir de l’oeuvre, puisque le spectateur dans l’installation, implicitement est un élément de l’œuvre.

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A la mairie d'ORVAL

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